Les voitures compatibles avec l’éthanol à connaître en 2024

Parfois, une idée simple peut rebattre les cartes de la mobilité. L’éthanol, carburant issu de la biomasse, s’invite dans le débat et secoue les habitudes. Ce biocarburant permet d’alléger l’empreinte écologique de nos trajets, mais la réalité est moins uniforme qu’on veut bien le croire. Rares sont les véhicules qui acceptent l’éthanol d’emblée, et il faut souvent s’informer avant de tenter l’aventure. Certains modèles, toutefois, acceptent l’adaptation. Voici un panorama des voitures prêtes à rouler au superéthanol ou pouvant s’y convertir.

Quel type de véhicule peut rouler avec l’éthanol ?

L’éthanol s’est fait une place sur le marché depuis quelques années, mais tous les véhicules ne s’y prêtent pas. Seules certaines catégories de voitures, pensées dès l’origine pour ce carburant d’origine végétale, sont compatibles. Plusieurs constructeurs se sont lancés : voici quelques exemples de modèles qui sortent d’usine avec une compatibilité E85.

  • Ford Flexfuel
  • Peugeot Bioflex
  • Saab Biopower
  • Renault Bioéthanol

D’autres modèles comme Volvo Flexifuel, Dacia Hi-Flex ou Opel Flexfuel intègrent eux aussi d’origine le dispositif permettant de rouler à l’éthanol. Les ingénieurs ont intégré cette option dès la conception du moteur, rendant toute reprogrammation inutile pour profiter du superéthanol.

À noter : le carburant éthanol, souvent désigné sous le nom d’E85, est couramment appelé superéthanol. Peu importe le terme retenu, il s’agit bien du même produit, issu de matières végétales et adapté à une minorité de véhicules.

Comment vérifier si une voiture accepte l’éthanol ?

Pour déterminer si une voiture peut rouler au superéthanol, la première étape reste la consultation d’un garagiste spécialisé dans les systèmes de carburation végétale, parfois appelés « biomotors ». Ces professionnels disposent du savoir-faire nécessaire pour examiner le véhicule et donner un avis fiable sur sa compatibilité avec l’E85.

Si la réponse est négative, le garagiste proposera généralement une adaptation technique, mais ce n’est pas toujours possible. Cette expertise reste le moyen le plus sûr d’obtenir une réponse claire. On peut également consulter le manuel du véhicule, dans les rubriques « Carburant » ou « Fuel », où le constructeur précise parfois la compatibilité E85. Si le doute subsiste, le service client du fabricant pourra fournir des indications précises.

Des véhicules incompatibles avec l’éthanol ?

Éthanol

Certaines voitures ne tolèrent tout simplement pas l’éthanol, et aucune modification ne changera la donne. Les modèles concernés n’ont pas été conçus pour intégrer ce biocarburant ; le système d’alimentation ne s’y prête pas.

En pratique, cela concerne majoritairement les véhicules sortis avant 1993, à une époque où les recherches sur les carburants alternatifs n’avaient pas abouti. Impossible aussi d’adapter un moteur diesel à l’E85 : cette option reste réservée aux moteurs essence, et c’est non négociable.

Voici quelques modèles connus pour leur incompatibilité avec ce carburant :

  • Volkswagen TFSI à bi-injection, Dacia ou Renault 3,5 V6
  • Porsche Macan 3,6 L V6
  • Honda S2000

La liste ne s’arrête pas là. De nombreux autres modèles restent hermétiques à l’éthanol, quelle que soit la solution envisagée.

Comment adapter une voiture à l’éthanol ?

Des alternatives existent pour tenter l’aventure du superéthanol, mais elles ne sont pas universelles. Seul un garagiste expert en biocarburant sera à même de confirmer la faisabilité sur votre modèle. Pour trouver ce professionnel, une recherche en ligne simplifie la démarche.

Deux options principales se présentent : faire installer un boîtier de conversion homologué, ou procéder à une reprogrammation du moteur. Ces solutions ont un coût, parfois élevé, mais leur efficacité n’est plus à démontrer sur les véhicules compatibles.

Le processus d’adaptation suit généralement trois étapes. D’abord, un diagnostic complet du véhicule. Ensuite, l’installation du boîtier lors d’une seconde intervention. Enfin, la phase d’homologation et de contrôle, au terme de laquelle le garagiste remet les documents prouvant la modification effectuée.

L’éthanol ne se décrète pas, il se prépare. Entre les véhicules déjà compatibles, ceux qui peuvent évoluer, et les irréductibles incompatibles, le choix se dessine. Reste à chaque conducteur de peser le jeu, la chandelle et la route à tracer.